Etre et avoir été

Ainsi donc nous y voilà. Tout le monde est Charlie, Estrosi, Sarkozy et Chambourcy aussi! Et même si les deux premiers n’en étaient pas des lecteurs, on n’y verra goutte dans tout ce yaourt. L’important pour eux c’est d’être là, dans ce magnifique élan sociétal, paradoxalement surprenant mais rassurant, grave mais brave, tragique et tout à la fois magnifique. Air Jordan 5 Uomo Car le politique a sa place dans ce moment. De là à dire qu’il en a la responsabilité, ce serait pousser le bouchon un peu trop loin vous ne croyez pas? Alors parmi les “Non, qu’allez-vous penser là, la démagogie ce n’est pas notre tasse de thé, nous sommes ici parce qu’on y est… (né -ndlr)”; Et puis l’autre de surenchérir : ” J’ai dans mon entourage des gens très bien, pourtant originaires de par-delà le périph’ parisien“… Quelques belles phrases sont passées discrètement. Personnellement, j’ai bien aimé le discours de John Kerry, en français dans le texte. Nike Air Max 2017 Heren blauw J’ai bien aimé aussi les nombreux dessins, parce qu’un bon dessin vaut des centaines de mots. Je vous laisse faire la multiplication quant aux milliers de crayonnages produits en réaction aux évènements du 7 janvier. J’ai bien aimé les manifs, les rassemblements citoyens spontanés du 7 et du 8. J’ai bien aimé, tout de même, voir des chefs d’état marcher ensemble, le symbole étant toujours plus profond que les idées, encore que. Nike Air Max 2017 Dames wit Alors dans mon for intérieur, je me dis que peut-être, “être, c’est avoir été”. Ces gens ne sont pas morts pour ce que nous aimerions défendre maintenant, ils n’ont même rien à voir avec ce qu’on leur fait dire depuis quelques semaines maintenant, non, ils sont morts pour ce qu’ils ont été et qu’aujourd’hui tout le monde semble disposé à être: “Je suis Charlie” (Cette phrase m’insupporte quelque peu, enfin bon, c’est le format actuel de notre société qui veut ça). Être, et avoir été. Alors que notre président commence à peine à être, voire à naitre, ceux qui l’ont été (suivez mon regard) n’ont eu de cesse de le lui rappeler. Habiter la fonction, c’est déjà un début, quand d’autres n’ont nulle part où se loger. Porter l’étendard haut et fier, après tout, c’est son rôle, même si ce n’est pas de tous les goûts. Le refrain du « tous unis contre la barbarie » et tout le tsoin-tsoin, ça fait l’unanimité. Et pourtant, le vide semble si grand… Toujours le gouffre qui grandit, avale des électeurs, perd des citoyens, le gouffre, et puis plus rien ; ou rien d’autre, c’est bien le problème. College Jerseys Alors, quelle image donner – ?-, nos politiques sont perdus. nike air max 2016 wit « Unité nationale. Refuser l’amalgame. Combattre les communautarismes ». Des mots d’ordre en veux-tu en voilà. Baskets asics pas cher Une cohésion de façade, les coups bas de la veille sont de retour le lendemain. On dénonce à tour de bras, on fustige, on demande des démissions, et pour répondre en touchant le populo, on balance sa gouaille au JT de 20heures sur TF1. La VallsAcademy en prime-time en somme. « D’accord, tapez 1. » « Bien envoyé, mais Sarko va pas vous louper, tapez 2. » « Je vote FN, marre du UM-PS, tapez 3. » Quid des problèmes véritables? Il fut un temps où on en traitait. Nike Air Max Flyknit Dames Il fut un temps où « être », ce n’était pas « avoir été » ministre ou président, mais bien vouloir aider, porter les autres dans le bon sens. Il fut un temps, pas si lointain, ou un mandat, quel qu’il soit, engageait une responsabilité, des valeurs, des utopies, un fanatisme – oh le gros mot ! – presque. Être et avoir été. air max 1 femme nike air max 2016 goedkoop Être idéaliste aujourd’hui relève de la folie. air max pas cher Ou de l’inconscience. nike air max 2017 pas cher Être idéaliste, c’est quoi d’abord ? Parce que l’idéal d’aujourd’hui ressemble plutôt à celui d’hier. Partout, on entend les « c’était mieux avant », les « ah de mon temps », les « si mon père avait vu ça ». Être idéaliste, c’est à mon sens vouloir le mieux, le progrès par rapport à ce qu’on a vécu. nike air max 1 femme L’impossible. oakley pas cher Être idéaliste, c’est être Christophe Colomb, l’Amérique en moins, parce que depuis on l’a salement amochée. Aujourd’hui, c’est quoi l’idéal? Avoir un boulot, une femme ou un mari aimant, des enfants, une maison, des potes de barbeuc, quelques sous à la banque, et un loisir ou deux. Alors qu’on entend certains se draper dans des déclarations aussi grotesques qu’abracadabrantesques comme dirait l’autre, il faudrait me semble-t-il se poser la question de savoir ce à quoi devraient aspirer les gens. C’est le rôle du politique. Créer un après, aller plus loin, tendre vers l’impossible. Au lieu de nous permettre d’aller nous vautrer dans un caddie à Auchan –ou ailleurs – le dimanche (pour ceux qui ne travaillent pas encore ce jour là –ça viendra), il faudrait peut-être nous donner envie de vivre un horizon. Nous donner une raison d’y croire. Provoquer une soif de différence. Imposer un devoir de découverte. Etre, c’est vouloir l’avenir. new balance homme rouge Etre, c’est miser sur la génération qui vient. Faire confiance et préparer le terrain. nike air max 90 vt femme Etre, c’est parier sur l’incertain. Sans récupérer sa mise.

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